Le Président Macky Sall, un accident de l’histoire politique du Sénégal !

Un peuple impuissant est un peuple sans espoir ; les gens désespérés deviennent irrationnels par conséquent  peuvent avoir des comportements  désastreux pouvant affecter la marche d’un pays ou encore contribuer son instabilité.
Le peuple sénégalais en Mars 2012  était  animé d’un grand espoir en élisant Macky Sall. Aujourd’hui ce même peuple crie son désespoir  timidement à travers les  émissions « wax sa xalaat » « point de vue  » et ne cesse de dénoncer les scandales du régime de Macky Sall et de ses promesses non tenues à savoir:
-    A la place d’une Assemblée Nationale de rupture c’est une Assemblée qui déteste la transparence refusant que l’ARMP fouille sur sa gestion.
-    La crise de l’eau et les délestages intempestifs de l’électricité encore présent.
-    A la place de la bonne gouvernance c’est la prolifération des décrets d’avance des marchés de gré à gré, encouragée par le Président lui-même quand  il considère que le code de procédure de passation  des marches publiques est trop compliqué pour être suivi.
-    Les inondations et le chômage sont toujours à l’ordre du jour.
-    L’absence de dialogue politique et social.
-    L’impasse sur la traque des biens supposés mal acquis (plus d’un an d’enquête sans un seul jugement)
-    La couverture de maladie universelle  lancée en grand pompe mais cachant des
      Non-dits (qui ne se limitent qu’à la consultation sans une prise en charge totale du patient)
-    Le projet de report des élections locales par Mme le Premier Ministre pour des raisons de politique politicienne, une violation flagrante du calendrier républicain.
Face à tout cela le pouvoir fait la sourde oreille avec la complicité du silence de certains hommes politiques membres de BBY. Au regard de cette situation, on pourrait bien se demander si  le principal problème du Sénégal n’est pas Macky Sall lui même.
S’il est vrai que c’est  Dieu  qui choisit par le destin  quelqu’un pour diriger un pays pendant une période bien déterminée, il n’en demeure pas moins que le peuple n’a que le Président ou le leader qu’il mérite.
D’aucuns pensent que Macky est la personne qu’il fallait élire, d’autres pensent qu’il fallait choisir un moindre mal. Et pour citer un journaliste Sénégalais de la diaspora  qui disait : choisir entre WADE et Macky, c’est comme vouloir choisir entre Peste et Cholera.  Autrement dit Macky est-il devenu Président par accident?
Comment pouvons-nous expliquer l‘incapacité du  Président à bien gouverner ce pays ?
Pourtant Macky est connu pour son cursus politique fulgurant voire un habitué du pouvoir; mais il ne parvient toujours pas à capitaliser son expérience pour la mettre en exergue au service du pays. N’est  ce pas là une contradiction, lui qui parle de « yonnu yokuté »pour le pays ? Les causes peuvent être multiples mais nous pouvons en citer quelques unes d’ordre politiques :
-    Macky Sall a t-il le courage de dire non aux lobbies (financiers et autres...) ou à ses alliés qui lui imposent leurs intérêts qui ne sont pas forcement ceux de la nation ?
-     Macky se préoccupe t-il plus de l’assurance d’un second mandat plutôt que de la réalité  que vivent les populations au quotidien ?
-    Au lieu de s’ouvrir au pays développés acceptant un partenariat gagnant gagnant, il préfère plutôt se retourner vers le pays colonisateur pour permettre à ce dernier de récupérer ses avantages perdus.

A mon avis une telle ambition est  plus partisane que nationale car le fruit d’une telle politique ne profite qu’aux ayant parts du gâteau ETAT et développe par conséquent une société d’accaparement mais aussi renforce le creuset entre riches et pauvres.  Par ailleurs quelle lecture faisons-nous de l’adhésion  à l’APR, du ministre de la justice ?convictions politiques ou opportunisme au peuple de juger ? Mais une chose est certaine par cet acte posé, le ministre peut bien s’attendre à une instrumentalisation par l’exécutif, chef de l’APR.                                                                                                                        Face à tout cela, l’impuissance du peuple se met davantage en relief car il ne se constante à présent  que d’une amertume résignation. Mais attention  au syndrome  de l’Egypte, car une telle résignation peut bien se transformer en une « bombe latente ».Alors prions pour que cette dernière n’explose jamais puisque nous voulons un Sénégal de Paix. Pour ce faire il devient impératif  que le Président Macky Sall soit plus réaliste en acceptant  de remettre en cause sa vision pour se focaliser avec toutes les forces vives de la nation, sur de nouvelles orientations politiques ayant pour soubassement un projet de société pertinent à  l’image  du produit des Assises Nationales. Macky Sall doit cesser de perdre du temps en déplaçant les problèmes des populations sénégalaises au lieu de les résoudre.                                                                          Quelle honte quand le gouvernement se glorifie  de sa dette auprès du « club de Paris » au lieu de bâtir  un développement économique endogène en renforçant les (P.M.E) et en modernisant le secteur informel. Il s’agit là d’un patriotisme économique qui permettra de régler en grande partie  le chômage d’une part mais aussi cela permettra de s’ouvrir à de nouveaux bailleurs pour la majorité des nationaux afin de dire non au dicta de la banque mondiale et autres institutions financières internationales. Sachons le bien, ce n’est pas la bourse familiale de Macky (100.000f cfa  par an donc 273fca par jour) qui va éradiquer l’héritage de la pauvreté de père en fils comme le disait un conseiller du Président  à la télé. Mais c’est plutôt en appliquant le proverbe chinois «  au lieu de donner du poisson tous les jours il faut apprendre à pécher. »Il serait plus pertinent de développer des projets pouvant créer des sources de revenue aux enfants de ces familles bénéficiaires de  la bourse plutôt que de leur balancer une telle somme chaque année.                     Ce n’était pas de l’utopie quand les Assises Nationales disaient qu’il fallait une transition après Wade. En effet si Macky Sall au bout de 3 ans ne parvient pas à faire bouger les choses cela veut dire que le Sénégal va perdre 10 ans dans son développement. Puisque s’il est sanctionné en 2017 nous aurons perdu  5 ans et son successeur aura besoin d’une indulgence de 5 ans pour bien se mettre en place et là encore d’autres 5 ans perdus. Et si le Président Macky  Sall démissionnait au bout de 3 ans en organisant des élections présidentielles anticipées? Ce serait certes une folie pour les membres de son parti et pour ses alliés par contre aux yeux du monde entier ce serait  une preuve de patriotisme et d’humilité jamais égalée. Ainsi il marquera pour toujours l’histoire du Sénégal et de l’Afrique  à l’image de Senghor et de Mandela. Oui « Il n'y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu'on aime » (Jn 15,13)
Donc il n’ya pas de plus grand amour que acte de patriotisme que de reconnaitre  son incapacité à gouverner le pays  et de décider volontairement  de laisser la place à un autre compatriote a travers des élections anticipées et pourquoi pas combiner avec les locales de 2014 ? DENIS NDOUR
AIUSA
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Ébola, Stop la psychose!

Aujourd’hui, je lis les news et voici les grands titres: « Le Sénégal enregistre un premier cas avéré d’Ébola ». OK La contagion a donc atteint le Sénégal et c’est reparti, la psychose reprend du poil de la bête. MAIS, avant que cette psychose et que la vague de panique ne se propage, je tiens à vous dire ceci: Le virus Ébola ne se transmet aucunement par voie aérienne mais plutôt par un contact direct avec un liquide biologique comme le sang, les selles, les vomissures. Admettons qu’une personne tousse ou parle en postillonnant, il ne répand pas le virus comme cela. Le mode de contagion ressemble un peu à celui du VIH. En appliquant des mesures d’hygiène simples, on peut réussir à ralentir voire endiguer la propagation du virus. En prenant en charge le malade, le port de gants est indispensable. Lorsqu’il vomit il faut aussi bien entendu se couvrir le visage. Ce virus devient dangereux, voire mortel lorsqu’il est mal soigné. À force de vomir et de faire la diarrhée, le corps se déshydrate, on perd beaucoup d’eau. Les cellules s’assèchent et ne font plus leur travail. Alors il faut beaucoup hydrater le malade et le transfuser. HYDRATATION, HYDRATATION!! Nous, société consommatrice et dépendante de l’industrie pharmaceutique, avons tendance à penser à un médicament ou à un vaccin miracle. Eh bien NON! Ce n’est malheureusement pas la solution.

DES MESURES D’HYGIÈNE SIMPLES ET DE BASE

- Ne pas toucher les vomissures ou le sang du malade
- Ne pas toucher un habit souillé de sang
- Ne pas manipulez les viandes de brousse de vos mains et évitez simplement d’en manger tout simplement.
- Se laver systématiquement les mains lorsqu’on rentre ou que l’on va quelque part.

UNE BONNE NUTRITION

- Mangez le plus de fruits et légumes frais et crus pour avoir accès au maximum de vitamines et minéraux possibles, en somme, des aliments qui apportent de la vie à vos cellules. Éviter de manger trop de sauces cuites, recuites, réchauffées pendant des jours car vous n’en tirez plus aucun bienfait. La cuisson des aliments doit être légère. Cette alimentation favorisera une meilleure immunité aussi.

UNE BONNE DOSE DE VITAMINE C

La vitamine C a été reconnue pour être la vitamine la plus efficace contre les infections virales et pour prévenir les maladies. En effet, elle est un puissant antioxydant qui protègent les protéines, lipides, l’ADN, l’ARN tout en favorisant l’absorption de fer dans les aliments que nous mangeons. (3) Une alimentation riche en vitamine C permet de renforcer les défenses immunitaires en plus de représenter une bonne source d’antioxydants pour notre corps. La vitamine C permet d’aider l’organisme à  lutter contre l’accumulation des métaux lourds et des radicaux libres. Plusieurs études ont été réalisées et pas un seul virus n’a résisté à une certaine dose de vitamine C. Sources majeures de vitamine C : oranges, autres agrumes, poivron rouge Selon Anthony Fauci, directeur de l’Institut national des allergies et des maladies infectieuses des États-Unis: « La véritable priorité devrait être de créer des infrastructures médicales dans les pays touchés pour fournir aux malades le soutien médical de base comme l’hydratation et la transfusion sanguine. Cela aura un plus gros effet sur la santé que la distribution au hasard de quelques médicaments expérimentaux » (2) Je reviens d’un voyage au Togo et j’ai eue à aller dans d’autres pays de la sous-région. Je vous confirme que la panique autour de ce virus est réelle. Les médias avec leurs gros titres (Urgence de santé de portée mondiale etc.) nous font peur et poussent nos gouvernements à fermer les frontières, à mettre des milliers de gens en quarantaine comme au Libéria. Monrovia est « mise en quarantaine et sous surveillance sécuritaire ». Comme si ça ne suffisait pas, on les prive d’eau et on ordonne aux soldats de tirer sur les personnes qui essaient de passer la frontière. (4) En Sierra Léone, un projet de loi est adopté pour interdire l’hébergement des malades chez soi. Ceux qui ne respectent pas cette loi sont passibles de 2 ans de prison. La paranoïa est telle que les Africains en occident en sont des victimes. Il suffit qu’on soit Africain et qu’on débarque par l’avion quelque part, qu’on fasse un peu de fièvre que des mesures draconiennes soient prises. Les médias exagèrent et nous font peur. L’industrie pharmaceutique jubile. On nous enverra pleins de vaccins et médicaments et bien entendu on va provoquer des effets secondaires qui peuvent même être plus graves que ce qu’on connaît actuellement. Lettre à toutes les instances gouvernementales africaines: Nous avons besoin de structures médicales propres, où des professionnels de la santé formés ont accès à un équipement de base. Les mesures d’hygiène essentielles doivent être prises dans ces centres: le port des gants et de masques lorsqu’un patient vomit ou fait la diarrhée. Lors des transfusions ou prises de sang, le port de gant doit être obligatoire. Le patient doit avoir accès à beaucoup d’eau et à une transfusion continuelle. L’alimentation aussi doit suivre.
Au lieu de mettre de l’argent dans l’achat des vaccins, mettons ces moyens dans des structures médicales propres et adéquates. Retournons à la base: de l’eau et une bonne nourriture.
N’oubliez surtout pas que le paludisme tue plus de personnes que Ébola soit plus d’1 million de personnes chaque année. Mettons l’accent sur la sensibilisation de la population, sur la prévention et sur la prise en charge rapide des paludéens. La propreté doit être de mise. L’HYGIÈNE doit être au premier plan de nos actions. Il faudrait encourager plus de personnes à utiliser des moustiquaires et à adopter des mesures d’hygiène à même leur maison. Nous pouvons tous freiner ce fléau, il suffit d’y mettre les moyens et d’arrêter de compter sur les autres pour nous aider.


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Ebola : le mensonge généralisé

Alors que le journal Le Monde parle quotidiennement de « ravages » et de « catastrophe », la réalité est que l’épidémie de virus Ebola reste d’ampleur très modeste. La presse parle de 1229 morts entre mars et août 2014 sur l’ensemble de l’Afrique, et encore ce chiffre n’est-il pas exact. Si vous vous rendez sur la page du site de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) traitant du sujet, vous vous rendez compte qu’il y a en fait 788 décès formellement identifiés comme causés par le virus Ebola. Les autres sont des cas « suspects » ou « probables ». Ce sont bien sûr 788 morts de trop, mais il faut comparer aux 1,2 MILLION de morts causés annuellement par le paludisme, ou aux 2000 morts causés annuellement en France par la grippe saisonnière.

Très peu de contagion

Les images de soignants portant des masques et des combinaisons intégrales pour s’approcher des malades suspectés sont insensées et dignes d’un mauvais film de science-fiction. Car le virus Ebola ne se transmet absolument pas si facilement : « Il faut un contact direct avec un liquide biologique comme le sang, les selles, les vomissures. Il n’y a aucune transmission par voie aérienne. C’est-à-dire que, lorsqu’une personne parle ou tousse, elle ne répand pas le virus Ebola dans l’air ambiant. » explique le Pr Bruno Marchou, chef de service des maladies infectieuses et tropicales de l’hôpital de Purpan, à Toulouse. Autrement dit, le virus Ebola est comparable au SIDA pour son mode de propagation. Il faut vraiment être au contact du sang ou du liquide biologique du malade pour risquer soi-même d’être contaminé. Cela veut dire, toujours selon le Pr Bruno Marchou, que le virus Ebola : « n’atteindra pas le stade pandémique. À Conakry (capitale de la république de Guinée), ils avaient initialement plusieurs dizaines de cas parmi le personnel hospitalier. Ils ont réussi, en appliquant des mesures d’hygiène standard simples, à endiguer la propagation du virus parmi leur personnel. » Ces mesures d’hygiène n’ont rien de sorcier : « Quand on s’occupe d’un patient, on se couvre les mains avec des gants. Si le patient vomit, il faut aussi se couvrir le visage. C’est le b.a-ba. On fait ça tous les jours. » continue-t-il.

«La mort dans 20 à 90 % des cas »

Sandrine Cabu, de Médecins Sans Frontières, interrogée par Le Monde, explique que le virus Ebola entraîne « la mort dans 20 à 90 % des cas ». Pourquoi une fourchette aussi absurdement large ? Parce que le virus Ebola est surtout dangereux quand il est mal soigné. Les personnes meurent de déshydratation ou d’hémorragies mais le traitement consiste alors simplement à hydrater ou à transfuser le patient, pas à lui donner un vaccin ni un hypothétique médicament. Il ne faut pas croire ce que prétend l’industrie pharmaceutique qui aimerait pouvoir vendre aux gouvernements une poudre de perlimpinpin comme elle l’avait fait pour le Tamiflu.

« Les nouveaux médicaments ne sont pas la solution contre Ebola », selon un expert en maladies infectieuses

La solution contre l’épidémie consiste à respecter des mesures simples et de bon sens : hygiène, bonne nutrition, vitamine D, vitamine C. Selon Anthony Fauci, directeur de l’Institut national des allergies et des maladies infectieuses des Etats-Unis, l’outil le plus efficace contre Ebola est de prodiguer les soins de base aux malades. « La véritable priorité devrait être de créer des infrastructures médicales dans les pays touchés pour fournir aux malades le soutien médical de base comme l’hydratation et la transfusion sanguine. Cela aura un beaucoup plus gros effet sur la santé que la distribution au hasard de quelques médicaments expérimentaux. » Selon Thomas E. Levy, auteur d’un article récent sur les remèdes potentiels contre le virus Ebola : « Jusqu’à présent, il n’y a pas un seul virus testé qui n’ait pas été inactivé par une certaine dose de vitamine C. Un des moyens prioritaires pour détruire le virus, ou programmer sa destruction par le système immunitaire, est d’activer la “réaction de Fenton”. En un mot, cette réaction peut se produire à l’intérieur du virus, dans les cellules où les virus se répliquent et à la surface des virus eux-mêmes. » Il n’y a donc aucune raison de suspecter le virus Ebola de se transformer brutalement en une pandémie à l’échelle de l’Afrique, et encore moins dans le reste du monde. Mais il n’y aucun doute que cette psychose peut servir les intérêts financiers de quelques-uns.

Semer la panique : un business très lucratif

La panique autour du virus Ebola rappelle évidemment la grippe aviaire de 2005 et la grippe porcine (H1N1) de 2009. Ces deux « pandémies imminentes » ont été l’occasion de manipuler grossièrement les opinions publiques pour justifier la vaccination en masse des populations, qui s’est révélée entraîner de terribles effets secondaires, dont la narcolepsie, un très grave trouble du sommeil. En 2009, l’Organisation Mondiale de la Santé a prédit qu’un tiers de la population mondiale pourrait être touchée par la grippe H1N1, avec des effets incalculables. La ministre de la Santé Roselyne Bachelot n’avait alors pas hésité à commander 94 millions de vaccins ! Les Français n’ayant été que 6 millions à se faire vacciner, Mme Bachelot avait, dès le mois de janvier 2010, annulé auprès des laboratoires pharmaceutiques la livraison de 50 millions de doses et fait verser par l’Etat en dédommagement près de 48 millions d’euros aux laboratoires. Quant au fameux médicament antiviral « miracle », le Tamiflu, son effet réel n’est que de réduire la durée des symptômes de moins d’une journée, sans limiter d’aucune façon les hospitalisations. Une étude britannique a conclu que la distribution de Tamiflu contre la grippe H1N1 a eu pour seul effet de… gaspiller 500 millions de Livres sterling. En effet, la saison de grippe 2009 se révéla finalement moins grave que d’habitude, malgré la présence de la souche H1N1. De plus, de nombreux prétendus cas de grippe H1N1 se révélèrent ne même pas être des grippes mais de simples rhumes, ce qui n’est pas sans rappeler ce cas de virus Ebola à Berlin qui s’est finalement révélé être… une gastro.

Jouer avec le feu

Toutefois, les titres excessifs martelés par la presse sont à mon avis très dangereux : « Une épidémie absolument pas sous contrôle, sans précédent », Médecins Sans Frontières, le 30 juillet 2014. « Le virus Ebola continue de dévaster l’Afrique de l’Ouest », Le Monde, 15 août 2014. « L’OMS décrète une urgence de santé publique de niveau mondial », France 24, le 20 août 2014. Cette psychose est en train de semer la pagaille en Afrique, où des gouvernements sont ni plus ni moins en train de fermer les frontières, mobiliser les armées pour réprimer les populations, et même isoler sans raison des dizaines de milliers de malheureux, hommes, femmes, vieillards et enfants mis en quarantaine dans un bidonville du Libéria, sans nourriture ni eau. « Pour espérer contenir l’épidémie de fièvre hémorragique Ebola qui fait rage au Liberia (…) le gouvernement prend des mesures draconiennes. Deux quartiers de la capitale, Monrovia, ont été placés en quarantaine et sous surveillance sécuritaire, alors que dans le reste du pays, un couvre-feu a été instauré. », Le Monde du 22 août 2014.

« Tirer à vue »

Dimanche 24 août, on apprenait que, au Sierra Leone : « Le parlement a adopté un projet de loi qui interdit d’héberger des malades. Les contrevenants sont passibles de deux ans de prison. » Lundi 25 août, pire encore : le gouvernement du Libéria ordonne à ses soldats de « tirer à vue » sur les personnes qui chercheraient à passer la frontière, soit disant pour empêcher l’épidémie de se progager ! Ces réactions totalement excessives risquent de provoquer une vraie catastrophe humanitaire, bien plus grave que le virus Ebola lui-même. Des mesures commencent également à être prises contre les Africains au niveau international : « Au niveau international, les citoyens de ces pays font l’objet d’une quarantaine de plus en plus stricte avec la fermeture des frontières, la suspension des vols de la plupart des compagnies aériennes qui les desservaient, le rapatriement des membres des familles du personnel diplomatique dans ces pays, l’annulation de conférences internationales, la délocalisation d’événements sportifs, etc. » note Rue 89. En Corée, de véritables réactions racistes éclatent contre les Africains, interdits d’entrer dans certains magasins.

Le mythe du passager infecté dans l’avion

À écouter les autorités et nos journalistes, on croirait qu’une épidémie de virus Ebola peut se déclencher à tout instant en Europe : il suffirait que débarque un Africain touché par la maladie arrivé par avion. Cette hypothèse est parfaitement irréaliste. Elle ne traduit qu’une ignorance complète de ce qu’est réellement le virus Ebola. Ne succombons ni à la psychose, ni à une forme de racisme qui ne dit pas son nom. L’épidémie de virus Ebola ne sera correctement endiguée en Afrique que si toute violence et toute mesure répressive cesse. Qu’on laisse chaque patient être pris tranquillement en charge par un personnel ayant une formation médicale de base, et prenant les mesures d’hygiène évidentes. N’envoyons ni cargaisons de vaccins en Afrique, ni médicaments. Cela ne servirait qu’à enrichir les laboratoires pharmaceutiques et à provoquer des dégâts bien plus graves par les effets secondaires de ces médicaments. À votre santé ! Jean-Marc Dupuis


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